Flash Info Vert : Zoom sur… l’alternariose

Flash Info Vert : Zoom sur… l’alternariose

  • Posté Avr 27, 2016
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L’Alternaria est un champignon ayant un très grand nombre de plantes hôtes et concerne tous les secteurs d’activité du végétal à usage : alimentaire, fourrager, industriel ou ornemental (plantes horticoles et de pépinière). Il peut aussi être responsable de pathologies humaines comme les cutanées ou respiratoires et l’asthme.

Biologie
Alternaria alternata est un champignon dit « imparfait », car se reproduisant uniquement de manière végétative (=Deutéromycète). Il est présent dans le monde entier et peut être saprophyte ou pathogène. C’est ainsi qu’il touche préférentiellement des plantes affaiblies, stressées ou blessées. Il pénètre dans la plante grâce à des blessures ou en traversant la cuticule. Le développement du champignon est accéléré sur les vieilles feuilles. Alternaria est le plus infectieux entre 15 et 37°C mais peut se développer dès -2°C. Néanmoins, la germination des spores est plus exigeante ; elle nécessite 21 à 25°C et 98-100% d’humidité.

Symptômes
L’alternariose se
manifeste sous
forme de tâches
foliaires. Dans de
plus rares cas, il est
possible de
constater des
atteintes des
inflorescences,
fruits et bulbes.
Les tâches foliaires
sont marron
circulaires bordées de jaune.

mesurer de 0.6mm à 7cm. La dispersion du champignon est assurée par la fructification d’un anneau sombre dans la tâche contenant des spores. Leur transmission de plante à plante s’effectue grâce au vent (anémophile) ou à la pluie (hydrophile).
En cas d’attaque sévère, plusieurs tâches peuvent confluer pour n’en former qu’une seule. Les tissus morts au centre de cette grande tâche tombent alors au sol, laissant la feuille en lambeaux.

Gestion
Il est rarement létal pour les plantes. L’Alternaria alternata hiverne sur des résidus végétaux et des semences, sous forme de conidies (spores permettant d’assurer la reproduction asexuée) ou de mycélium. Le nettoyage des débris organiques entre les cultures limite déjà les contaminations. L’élimination des
feuilles infectées
dès l’apparition
des premiers
symptômes freine
la dispersion du
champignon.
Combinée à un
arrosage en
subirrigation (ou
en tous cas sous feuilles) et à un distançage suffisant, la prophylaxie vient normalement facilement à bout de l’infection.
Par ailleurs, les traitements chimiques curatifs ne sont pas forcément conseillés : le Rovral Aqua Flo peut causer une phytotoxicité sur fleurs de pelargonium tandis que le Topsin peut amplifier l’infection selon la souche du pathogène.

Ce bulletin a été rédigé par AREXHOR Grand Est grâce au soutien financier de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse.
AREXHOR Grand Est 28 Rue du Chêne, 88700 ROVILLE AUX CHENES.
Station : 03-29-65-18-55. Portable Emeline NOTTE : 06-23-04-03-85.