Limaces et escargots

Limaces et escargots

  • Posté Mar 08, 2016
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escargot

Certaines plantes herbacées (iris, lis, hémérocalles, pervenches, hostas, millepertuis, heuchères, pivoines…) peuvent abriter un nombre significatif d’escargots au sein de leur feuillage qui va servir de nourriture à ces gastéropodes. Les rosées matinales sur le feuillage de ces plantes favorisent leur activité. La période de reproduction des escargots a lieu au cours du printemps.

Les limaces, quant à elles, ont surtout une activité nocturne. Elles ont besoin d’humidité pour se déplacer et vivre. La plupart des espèces courantes comme Derocera reticulatum, appelée loche ou limace grise, ou encore Arion hortensis, la limace noire […] (on en dénombre plus de 30 espèces en France métropolitaine) diminuent leur activité en dessous de 6 °C, et sont très actives jusqu’à 20 °C. Il faut une hygrométrie relative de l’air d’au moins 61 % pour que les limaces soient actives. Les limaces sont capables d’ingérer l’équivalent de 50 % de leur masse en nourriture chaque jour lorsque les conditions climatiques optimales sont réunies.

Comme pour les escargots, les pontes ont lieu dans le sol. Les sols argileux favorisent les pontes. L’humidité du sol doit être d’au moins 40 % pour que la survie des œufs soit optimale. La reproduction des limaces peut être très élevée en conditions optimales, puisqu’un couple peut produire plusieurs dizaines de milliers de descendants sur 4 générations en une année. La durée de vie des limaces est comprise entre 1 à 2 ans selon les espèces (3 ans pour les escargots) mais leur espérance de vie se situe entre 7 et 13 mois.
L’emploi d’appâts anti-limace n’est pas sélectif et leur toxicité variable selon la substance active utilisée. Ils entrainent des conséquences sur la faune non cible et notamment celle qui régule naturellement ces ravageurs (carabes, staphylins, certains escargots qui se nourrissent des œufs de limaces, hérissons, musaraignes, oiseaux…).

Deux nématodes, Phasmarabditis hermaphrodita et Steinernema kraussei, pathogènes des limaces permettent de limiter les populations de limaces lorsque celles-ci deviennent excessives. En ornement, on peut estimer que le seuil de nuisibilité est atteint lorsque l’on dépasse 5-10 limaces par m2 en fonction de l’espèce de limace considérée et des végétaux auquel elles s’attaquent. Ces nématodes agissent par la libération d’une bactérie symbiotique au contact des voies digestives de la proie. Les limaces meurent par septicémie dans un délai de 48 heures après l’infection.

EXTRAIT DU BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL LORRAINE – ZNA BULLETIN N°2 – EDITION DU 16 AVRIL 2015